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Pathologie mitrale

Un article de IRM Cardiaque par Neteditions .

(Différences entre les versions)
(APPROCHES QUANTITATIVES)
Version actuelle (23 novembre 2009 à 16:44) (modifier) (défaire)
 
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| width="180" align="left" |<--[[Méthodes pour les valves]]
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| width="373" align="center" |<span style="color:#1122BB; font-size: 150%;">'''Valvulopathies/Insuffisances mitrales'''</span>
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| width="180" align="right" |[[Rétrecissement mitral]]-->
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| width="180" align="right" |[[Mecansime_im|Mécanisme de l'IM (1)]]-->
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__FORCETOC__
__FORCETOC__
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== APPRECIATION VISUELLE (QUALITATIVE) ==
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== APPRÉCIATION VISUELLE (QUALITATIVE) ==
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L'appréciation d'une fuite mitrale repose sur le '''jet de perte de signal systolique dans l'oreillette gauche''' en ciné.
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L'insuffisance mitrale correspond à un reflux de sang du VG vers l'OG en systole en raison d'un défaut de continence de la valve mitrale.
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Quoique moins précis que l'échocardiographie, l'IRM peut apporter des indices sur le [[mecansime_im|'''mécanisme de la fuite valvulaire''']]. Par exemple, un jet très excentré signent volontiers un prolapsus mitral.
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Les '''étiologies''' sont dystrophiques (valve myxoide, prolapsus, rupture de cordages), dégénératives (remaniement fibro-calcifié des sujets agés), rhumatismales, [[im_ischemique|ischémiques]] (rupture de pilier aigue et surtout remodelage VG chronique conduisant à une restriction à la fermeture valvulaire), sur endocardite (végétations), liées à une dilatation du VG (cardiomyopathies dilatées) ou à une cardiomyopathie hypertrophique (± obstructive).
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Le signe direct d'une insuffisance mitrale repose sur le '''jet de perte de signal systolique dans l'oreillette gauche''' en ciné.
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La '''chronologie et la topographie''' du jet régurgitant peuvent etre des indices intéressants, sachant que les fuites sévères sont plus prolongées que les petites IM protosystoliques et que les jets très excentrés signent volontier un prolapsus mitral (jet excentré vers l'exterieur ou le bas en cas de prolapsus de la grande valve, fuite excentrée vers le septum ou le haut en cas de prolapsus de la petite valve). Les fuites fonctionnelles (sur cardiomyopathie dilatée) sont centrales. Dans le post-infarctus, les fuites mitrales peuvent être la conséquence d'une dysfonction de pilier et l'on recherchera une anomalie de la contraction segmentaire.
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La '''chronologie et la topographie''' du jet régurgitant peuvent être des indices intéressants, sachant que les fuites sévères sont plus prolongées que les petites IM protosystoliques.
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|width="366" align="center" |''Jet central de fuite mitrale fonctionnelle chez un patient avec cardiomyopathie dilatée hypokinétique.''
|width="366" align="center" |''Jet central de fuite mitrale fonctionnelle chez un patient avec cardiomyopathie dilatée hypokinétique.''
| width="183" align="center" |''Fuite mitrale post-infarctus avec hypokinésie apicale.''
| width="183" align="center" |''Fuite mitrale post-infarctus avec hypokinésie apicale.''
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| width="182" align="center" |''Jet d'IM externe sur prolapsus de la grande valve.''
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| width="182" align="center" |''Fuite mitrale par dysfonction de pilier sur IDM inférieur.''
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'''Indicateur qualitatif et non pas quantitatif'''. Nous avons vu précédemment que l'étendue de la zone de perte de signal liée à une fuite valvulaire dépend du type de séquence ciné utilisée et du temps d'écho TE (aspect prononcé en écho de gradient 'classique' à TE long et aspect réduit en ciné SSFP à TE très court). Par conséquent, 1) on ne peut exclure une petite fuite mitrale en l'absence de jet de perte de signal en ciné SSFP, d'autant que le plan de coupe peut passer à coté du jet régurgitant et 2) l'extension du jet de perte de signal n'est qu'un indicateur très grossier de l'importance de la fuite, qui n'a de valeur que si l'on connait bien la séméiologie produite par l'appareil avec lequel on a l'habitude de travailler.
'''Indicateur qualitatif et non pas quantitatif'''. Nous avons vu précédemment que l'étendue de la zone de perte de signal liée à une fuite valvulaire dépend du type de séquence ciné utilisée et du temps d'écho TE (aspect prononcé en écho de gradient 'classique' à TE long et aspect réduit en ciné SSFP à TE très court). Par conséquent, 1) on ne peut exclure une petite fuite mitrale en l'absence de jet de perte de signal en ciné SSFP, d'autant que le plan de coupe peut passer à coté du jet régurgitant et 2) l'extension du jet de perte de signal n'est qu'un indicateur très grossier de l'importance de la fuite, qui n'a de valeur que si l'on connait bien la séméiologie produite par l'appareil avec lequel on a l'habitude de travailler.
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Les signes indirects classiques de gravité d'une insuffisance mitrale sont plus pertinents : dilatation de l'oreillette gauche (diamètre antéro-postérieur > 40 ou 45 mm), dilatation du ventricule gauche (VG > 55 mm en 4 cavité ou > 60 mm en incidence verticale grand axe). Enfin, l'analyse morphologique des valves est de valeur très limitée zn IRM par rapport aux données accessibles en échocardiographie.
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Les signes indirects classiques de gravité d'une insuffisance mitrale sont plus pertinents : dilatation de l'oreillette gauche (diamètre antéro-postérieur > 40 ou 45 mm), dilatation du ventricule gauche (VG > 55 mm en 4 cavité ou > 60 mm en incidence verticale grand axe). Enfin, l'analyse morphologique des valves est de valeur très limitée en IRM par rapport aux données accessibles en échocardiographie.
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== APPROCHES QUANTITATIVES ==
 
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La réference actuelle pour la quantififation des fuites mitrale est l'échocardiographie avec - parmi d'autres indicateurs - la méthode PISA qui indique le volume régurgitant mitral. Pour fixer des ordres de grandeur, quelques chiffres sont indiqués dans le tableau ci-dessous :
 
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{| class="wikitable"
 
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| width="80" align="left" | Sévérité
 
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| width="50" align="center" |Grade
 
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| width="150" align="center" |Volume régurgitant
 
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| width="200" align="center" |Fraction de régurgitation
 
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|-
 
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| width="80" align="left" | Mineure
 
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| width="50" align="center" | 1
 
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| width="150" align="center" | <20 ml
 
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| width="200" align="center" | <20 %
 
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|-
 
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| width="80" align="left" | Modérée
 
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| width="50" align="center" | 2
 
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| width="150" align="center" | 20-30 ml
 
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| width="200" align="center" | 20-30%
 
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|-
 
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| width="80" align="left" | Importante
 
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| width="50" align="center" | 3
 
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| width="150" align="center" | 30-50 ml
 
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| width="200" align="center" | 30-50%
 
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|-
 
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| width="150" align="left" | Massive
 
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| width="100" align="center" | 4
 
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| width="150" align="center" | > 50 ml
 
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| width="200" align="center" | > 50%
 
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Quatre méthodes de quantification du flux d'insuffisance mitral ont été proposées en IRM :
 
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=== Volumétrie VD vs volumétrie VG ===
 
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Les contours endocardiques des ventricules droits et gauche sont tracés en diastole (Vdias) et en systole (Vsys). Les volumes d'ejection systolique sont : Ves=Vdias-Vsyst. ''En l'absence d'autre valvulopathie'', la différence entre le volume d'ejection systolique du VG et celui du VD correspond au volume de régurgitation mitral. Sechtem et al ont montré en 1988 que cette différence : Ves VG – Ves VD est corrélée à la sévérité de la fuite (estimée en angiographie et en écho-doppler) [http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez?Db=pubmed&Cmd=ShowDetailView&TermToSearch=3357951&ordinalpos=2&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_RVDocSum]<br />
 
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En pratique cette approche est fastidieuse, délicate car la planimétrie du VD est difficile en petit axe, pres de l'anneau tricuspidien, de sorte qu'il cette méthode n'est pas utilisée.
 
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=== Volumétrie VG vs fluximétrie aortique ===
 
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''En l'absence d'insuffisance aortique'', le flux régurgitant mitral est égal à la différence entre le volume d'éjection systolique calculé par volumétrie (planimétrie des contours endocardiques en diastole et en systole) et le volume d'éjection systolique calculé par fluximétrie au niveau de la racine aortique.<br />
 
-
Hundkey et al ont montré en 1995 [http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez?Db=pubmed&Cmd=ShowDetailView&TermToSearch=7648660&ordinalpos=10&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_RVDocSum] que cette méthode donne des résultats similaires à la mesure effectuée par cathéterisme (volumes ejecté angiographique versus débit par thermodilution).<br />
 
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Cette méthode est assez bien applicable en pratique (en l'absence de fuite aortique associée), car il est courant de faire une volumétrie VG et il est facile de faire une fluximétrie aortique durant un examen de routine mais il faut savoir que deux sources indépendantes d'imprécision sur la mesure se conjugent (imprécision sur les contours du VG et imprécision sur la mesure en cartographie de flux).
 
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=== Fluximétrie antérograde mitrale - fluximétrie antérograde aortique ===
 
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En l'absence de régurgitation aortique, le flux régurgitant mitral est égal au flux entrant mitral - flux sortant aortique.<br />
 
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Cette approche a été étudiée par Fujita en 1994 [http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez?Db=pubmed&Cmd=ShowDetailView&TermToSearch=8106701&ordinalpos=4&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_RVDocSum], qui a montré comparativement au grade écho-doppler, une corrélation globale satisfaisante avec r=0.89.
 
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=== Fluximétrie mitrale directe (antérograde et rétrograde) ===
 
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La fluximétrie directe du flux mitral antérograde et rétrograde est possible comme l'illustre les figures ci-dessous mais l'anneau mitral effectue un mouvement systolo-diastolique de va et vient relativement important (de l'ordre de 13 mm), de sorte que le plan de coupe 'ne voit pas' la même section sous mitrale lors des différents instants du cycle cardiaque. De surcroit, l'emplacement de la colonne de flux circulant transmitral peut varier dans le plan ce qui nécessite de dessiner des régions d'intérêt dynamiques pour les mesures de flux (comme on peut le voir sur le ciné ci-dessous), sans empiéter sur la voie d'ejection sous aortique qui est connexe. Enfin, l'encodage en vitesse doit etre suffisamment élevé pour ne pas subir d'aliasing sur le flux régurgitant.
 
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[[Image:centrage_flux_mitral_733.jpg]]
 
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{| class="wikitable"
 
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| width="256" align="center" |<flvplayer width="256" height="256">http://germainl.info/cardio/DATA/VALVES/charle_in_vm.flv?source=1</flvplayer>
 
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| width="440" align="left" |
 
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|}
 
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[[Image:courbes_flux_mitral_733.jpg]]
 
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Au total, ces approches quantitatives des insuffisances mitrales peuvent être considérées comme des méthode alternatives ou complémentaires 'de secours' si les méthodes échographiques sont mises en échec mais ces approches sont peu 'robustes', surtout l'on est peu habitué à les mettre en oeuvre. Rappelons également qu'en cas d'arythmie, toutes ces méthodes sont de peu de valeur.
 
{| class="wikitable"
{| class="wikitable"
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| width="366" align="left" |<--[[Méthodes pour les valves]]
+
| width="366" align="left" |<--[[Cartographie de flux]]
-
| width="366" align="right" |[[Retrécissement mitral]]-->
+
| width="366" align="right" |[[Mecansime_im|Mécanisme de l'IM (1)]]-->
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Version actuelle

<--Cartographie de flux Valvulopathies/Insuffisances mitrales Mécanisme de l'IM (1)-->


Sommaire

APPRÉCIATION VISUELLE (QUALITATIVE)

L'insuffisance mitrale correspond à un reflux de sang du VG vers l'OG en systole en raison d'un défaut de continence de la valve mitrale.

Quoique moins précis que l'échocardiographie, l'IRM peut apporter des indices sur le mécanisme de la fuite valvulaire. Par exemple, un jet très excentré signent volontiers un prolapsus mitral.

Les étiologies sont dystrophiques (valve myxoide, prolapsus, rupture de cordages), dégénératives (remaniement fibro-calcifié des sujets agés), rhumatismales, ischémiques (rupture de pilier aigue et surtout remodelage VG chronique conduisant à une restriction à la fermeture valvulaire), sur endocardite (végétations), liées à une dilatation du VG (cardiomyopathies dilatées) ou à une cardiomyopathie hypertrophique (± obstructive).

Le signe direct d'une insuffisance mitrale repose sur le jet de perte de signal systolique dans l'oreillette gauche en ciné.

Cine SSFP en incidence 4 cavités et verticale grand axe, montrant un jet systolique central de perte de signal dans l'oreillette gauche signant une fuite mitrale. IM avec jet de perte de signal proto- systolique modeste mais oreillette gauche dilatée et épanchement pleural droit.

La chronologie et la topographie du jet régurgitant peuvent être des indices intéressants, sachant que les fuites sévères sont plus prolongées que les petites IM protosystoliques.

Jet central de fuite mitrale fonctionnelle chez un patient avec cardiomyopathie dilatée hypokinétique. Fuite mitrale post-infarctus avec hypokinésie apicale. Fuite mitrale par dysfonction de pilier sur IDM inférieur.

Indicateur qualitatif et non pas quantitatif. Nous avons vu précédemment que l'étendue de la zone de perte de signal liée à une fuite valvulaire dépend du type de séquence ciné utilisée et du temps d'écho TE (aspect prononcé en écho de gradient 'classique' à TE long et aspect réduit en ciné SSFP à TE très court). Par conséquent, 1) on ne peut exclure une petite fuite mitrale en l'absence de jet de perte de signal en ciné SSFP, d'autant que le plan de coupe peut passer à coté du jet régurgitant et 2) l'extension du jet de perte de signal n'est qu'un indicateur très grossier de l'importance de la fuite, qui n'a de valeur que si l'on connait bien la séméiologie produite par l'appareil avec lequel on a l'habitude de travailler.

Les signes indirects classiques de gravité d'une insuffisance mitrale sont plus pertinents : dilatation de l'oreillette gauche (diamètre antéro-postérieur > 40 ou 45 mm), dilatation du ventricule gauche (VG > 55 mm en 4 cavité ou > 60 mm en incidence verticale grand axe). Enfin, l'analyse morphologique des valves est de valeur très limitée en IRM par rapport aux données accessibles en échocardiographie.



<--Cartographie de flux Mécanisme de l'IM (1)-->