Samedi 19 août 2017
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IDM sequences

Un article de IRM Cardiaque par Neteditions .

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<--Maladie_coronaire MĂ©thodologie de visualisation de l’infarctus IDM_signification-->


L’imagerie T2 montre les lĂ©sions de myomalacie de l’infarctus recent

L’imagerie en Ă©cho de spin pondĂ©rĂ©e T2 laisse apparaĂźtre les tissus oedĂ©matiĂ©s en hypersignal T2 relatif.

Ceci peut ĂȘtre mis a profit dans les myocardites et dans l’infarctus myocardique, en permettant la distinction entre lĂ©sion rĂ©cente avec hypersignal T2 versus cicatrices fibreuses anciennes sans hypersignal T2.

L’imagerie en Ă©cho de spin pondĂ©rĂ© T2 est malheureusement souvent de mĂ©diocre qualitĂ© en raison du rapport signal/bruit assez faible qui rĂ©sulte de temps d’écho longs (100 ms). Outre les artefacts de phases accentuĂ©s par ces TE longs, les structures graisseuses notamment, qui apparaissent en hypersignal sur les sĂ©quences pondĂ©rĂ©es T1 et pondĂ©rĂ©es T2, â€˜Ă©crasent’ les contrastes tissulaires myocardiques et rendent malcommode la lecture des images pondĂ©rĂ©es T2.

L’imagerie STIR permet de s’affranchir trĂšs efficacement du signal graisseux, avec une qualitĂ© variable mais au prix d’un seul niveau de coupe par apnĂ©e. Il est donc nĂ©cessaire de multiplier les apnĂ©es pour couvrir le volume VG, car on ne sait pas toujours Ă  l’avance oĂč se trouve la lĂ©sion Ă  Ă©tudier (surtout en cas de myocardite). C’est pourquoi l’imagerie STIR-T2 (qui ne peut pas ĂȘtre utilisĂ©e de maniĂšre pertinente aprĂšs injection de gadolinium) n’est pas toujours utilisĂ©e lors d’un examen de routine. Lorsqu'elles sont disponibles, les sĂ©quences 'single-shot' de type Haste-STIR-T2 permettent d'obtenir plusieurs niveaux de coupe par apnĂ©e mais au prix d'une rĂ©solution spatiale mĂ©diocre.

Image: stir_logel_384.jpg En principe, en imagerie STIR-T2, le signal myocardique normal doit ĂȘtre relativement homogĂšne, comme dans l’exemple ci-contre.

Étant donnĂ© le rapport signal/bruit assez faible avec cette sĂ©quence, il importe de veiller Ă  ce qu’un aspect en hypersignal T2 localisĂ© en antĂ©ro-apical (Ă  proximitĂ© de l’antenne sternale) ne corresponde pas Ă  un effet parasite de proximitĂ© d’antenne



Exemple typique d’hypersignal T2 au sein d’un territoire d'infarctus antĂ©ro-septo-apical rĂ©cent (myomalacie) :

Image: idmasa_arji_vga_stir.jpg Image: idmasa_arji_vga_psir.jpg
Image: idmasa_arji_4c_stir.jpg Image: idmasa_arji_4c_psir.jpg

Bilan d'un infarctus antĂ©ro-septo-apical rĂ©cent chez un patient de 57 ans ayant prĂ©sentĂ© un choc cardiogĂ©nique. VG dilatĂ© Ă  63 mm en diastole, volume diastolique 213 ml. DyskinĂ©sie intĂ©ressant les portions distales de la paroi antĂ©rieure, du septum et l'apex. FEVG calculĂ©e Ă  27 %. Important hypersignal intĂ©ressant l'apex et la paroi antĂ©rieure distale en sĂ©quence STIR-T2, en faveur de la persistance d'un ƓdĂšme tissulaire Ă  ce niveau. Les sĂ©quences pondĂ©rĂ©es T1 post-Gadolinium montrent une trĂšs large plage d'hypersignal transmural antĂ©ro-septo-apicale, correspondant bien aux zones dyskinĂ©tiques ou akinĂ©tiques en cinĂ© (avec quelques zones mouchetĂ©es d'hyposignal du septum mĂ©dian, Ă  interprĂ©ter comme du no-reflow persistant tardif). Pas de viabilitĂ© rĂ©siduelle.


UtilitĂ© de l'’imagerie T2 en cas d'insuffisance rĂ©nale

Lorsqu'il existe une insuffisance rĂ©nale contre-indiquant une injection de chĂ©late de gadolinium, l'imagerie STIR-T2 constitue une intĂ©ressante alternative Ă  l'imagerie de rehaussement tardif. L'ƓdĂšme de la myomalacie apparait alors sous forme d'un hypersignal. Cet aspect est toutefois transitoire et s'estompe dans les 3-4 semaines qui suivent l'infarctus.

Image: idm_inf_schi_t2.jpg

Exemple d'imagerie STIR-T2 (au milieu) chez une patiente de 38 ans avec clearance de la créatinine à 23 ml/mn. L'imagerie ciné montre nettement l'amincissement de la paroi inférieure distale qui est akinétique. VG diastolique 92 ml/m2, FEVG 42%. L'imagerie STIR-T2 montre un large hypersignal dans cette zone akinétique ce qui est en faveur d'un territoire de myomalacie. Cet examen était réalisé en raison de signes d'insuffisance cardiaque survenus dans les suites d'une thrombose veineuse profonde d'un membre supérieur (contexte de tabac + pilule). L'échographie montrait une hypokinésie VG mais sans révéler l'akinésie inférieure distale. L'histoire clinique doit faire suspecter une possible embolie paradoxale à travers un FOP dans le cadre de la thrombo-phlébite.


Taille relative de l’hypersignal T2 et de la zone d’hypersignal post-gadolinium


Dans l'infarctus ancien, des bandes de mĂ©taplasie lipomateuse ont Ă©tĂ© dĂ©crites au sein des cicatrices fibreuses [1]. Elles apparaissent en hypersignal sur les sĂ©quences cinĂ© et en Ă©cho de spin pondĂ©rĂ© T1 ; elles ont dĂ©montrables grĂące aux sĂ©quences de saturation des graisses. Ces formations peuvent conduire Ă  sous estimer l'Ă©tendue de la zone fibreuse cicatricielle.


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