Lundi 1 mai 2017
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Artefact mouvement

Un article de IRM Cardiaque par Neteditions .

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Les deux principales sources de dégradation dans la qualité des images cardiaques sont constituées par les mouvements respiratoires et les battements cardiaques. L’acquisition en apnée et un rythme cardiaque régulier et stable avec bonne synchronisation ECG sont donc des conditions indispensables pour une imagerie de qualité.

Importance de l’apnée

Une apnée de 5 à 20 battements cardiaques est typiquement requise pour effectuer une acquisition.

Les images sont floues, et donc mal interprétables, en cas de mouvement du patient durant l'acquisition et notamment en cas de mouvements respiratoires. Chez ce patient, le câble de liaison vers le casque audio permettant de communiquer pour demander l’apnée depuis la console de commande était déconnecté ! (image de gauche). Lorsque l'apnée est bien tenue l'image le flou cinétique disparait (image de droite).

Une apnée expiratoire serait en principe recommandée car la dérive (involontaire) du diaphragme est alors plus modeste que lors d’une apnée inspiratoire. Il a été montré par Holland et al 1997 [1] que les mouvements diaphragmatiques sont de l'ordre de 2.3±1.2 mm lors d'une apnée inspiratoire (de 20 secondes) versus 1.9±1.4 mm lors d'une apnée expiratoire, soit environ le quart de l'excursion normale moyenne du diaphragme en respiration libre (12.9±4.9 mm). En pratique, avec la majorité des patients, il est souvent plus raisonnable de laisser le patient effectuer une apnée inspiratoire modérée (pas à fond), en lui demandant simplement de la réaliser de la même manière à chaque fois (pour que les repères soient stables d’une acquisition à l’autre).

Lorsque l’apnée n’est pas réalisable, par exemple chez le petit enfant ou le patient très âgé ou dyspnéique, il est possible d’essayer une acquisition en respiration libre en moyennant les profils d’acquisition (3 fois par exemple).

Attention ! les repères anatomiques ne sont pas positionnés aux mêmes endroits selon que l’acquisition s’effectue en apnée (les structures thoraciques s’abaissent de 1 à 2 cm) ou en respiration libre…

Importance d'une bonne synchronisation cardiaque

L'imagerie synchronisée en apnée est généralement effectuée sur 6 à 20 battements cardiaques. L'onde R de l'ECG sert habituellement de signal de synchronisation. Si l'ECG est de mauvaise qualité (microvoltage, parasites) ou s'il existe une arythmie importante, la synchronisation est alors perturbée ce qui entraine des artefacts de flou cinétiques.

Mauvaise synchronisation ECG, structures floues. Bonne synchronisation ECG, structures nettes.

Arythmie subintrante (ACFA)

Intérêt de l’imagerie temps réel ou snapshot en cas d’arythmie incessante :

Image:idm_boeg_psir_snapshot.jpg

L’imagerie synchronisée (cine SSFP acquis durant une dizaine de battements cardiaques, ci-dessus à gauche) est mise en défaut lorsqu’il existe une arythmie importante. Les contours deviennent flous et l’image est mal interprétable. En cas d’ACFA permanente, le choix de l’option de synchronisation ‘prospectif’ plutot que l’option ‘retrogated’ permet de réduire un peu ces artefacts de flou cinétique mais la meilleure manière de s’affranchir de ces effets de ‘bougé’ consiste à effectuer une acquisition ‘temps réel’ (au milieu) ou snapshot (inversion-récupération PSIR obtenu sur un seul battement cardiaque, ici à droite) pour figer le mouvement – au prix toutefois d’une nette réduction de la résolution spatiale…


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