Samedi 19 août 2017
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Artefact mouvement

Un article de IRM Cardiaque par Neteditions .

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Les deux principales sources de dĂ©gradation dans la qualitĂ© des images cardiaques sont constituĂ©es par les mouvements respiratoires et les battements cardiaques. L’acquisition en apnĂ©e et un rythme cardiaque rĂ©gulier et stable avec bonne synchronisation ECG sont donc des conditions indispensables pour une imagerie de qualitĂ©.

Importance de l’apnĂ©e

Une apnée de 5 à 20 battements cardiaques est typiquement requise pour effectuer une acquisition.

Les images sont floues, et donc mal interprĂ©tables, en cas de mouvement du patient durant l'acquisition et notamment en cas de mouvements respiratoires. Chez ce patient, le cĂąble de liaison vers le casque audio permettant de communiquer pour demander l’apnĂ©e depuis la console de commande Ă©tait dĂ©connectĂ© ! (image de gauche). Lorsque l'apnĂ©e est bien tenue l'image le flou cinĂ©tique disparait (image de droite).

Une apnĂ©e expiratoire serait en principe recommandĂ©e car la dĂ©rive (involontaire) du diaphragme est alors plus modeste que lors d’une apnĂ©e inspiratoire. Il a Ă©tĂ© montrĂ© par Holland et al 1997 [1] que les mouvements diaphragmatiques sont de l'ordre de 2.3±1.2 mm lors d'une apnĂ©e inspiratoire (de 20 secondes) versus 1.9±1.4 mm lors d'une apnĂ©e expiratoire, soit environ le quart de l'excursion normale moyenne du diaphragme en respiration libre (12.9±4.9 mm). En pratique, avec la majoritĂ© des patients, il est souvent plus raisonnable de laisser le patient effectuer une apnĂ©e inspiratoire modĂ©rĂ©e (pas Ă  fond), en lui demandant simplement de la rĂ©aliser de la mĂȘme maniĂšre Ă  chaque fois (pour que les repĂšres soient stables d’une acquisition Ă  l’autre).

Lorsque l’apnĂ©e n’est pas rĂ©alisable, par exemple chez le petit enfant ou le patient trĂšs ĂągĂ© ou dyspnĂ©ique, il est possible d’essayer une acquisition en respiration libre en moyennant les profils d’acquisition (3 fois par exemple).

Attention ! les repĂšres anatomiques ne sont pas positionnĂ©s aux mĂȘmes endroits selon que l’acquisition s’effectue en apnĂ©e (les structures thoraciques s’abaissent de 1 Ă  2 cm) ou en respiration libre


Importance d'une bonne synchronisation cardiaque

L'imagerie synchronisée en apnée est généralement effectuée sur 6 à 20 battements cardiaques. L'onde R de l'ECG sert habituellement de signal de synchronisation. Si l'ECG est de mauvaise qualité (microvoltage, parasites) ou s'il existe une arythmie importante, la synchronisation est alors perturbée ce qui entraine des artefacts de flou cinétiques.

Mauvaise synchronisation ECG, structures floues. Bonne synchronisation ECG, structures nettes.

Arythmie subintrante (ACFA)

IntĂ©rĂȘt de l’imagerie temps rĂ©el ou snapshot en cas d’arythmie incessante :

Image:idm_boeg_psir_snapshot.jpg

L’imagerie synchronisĂ©e (cine SSFP acquis durant une dizaine de battements cardiaques, ci-dessus Ă  gauche) est mise en dĂ©faut lorsqu’il existe une arythmie importante. Les contours deviennent flous et l’image est mal interprĂ©table. En cas d’ACFA permanente, le choix de l’option de synchronisation ‘prospectif’ plutot que l’option ‘retrogated’ permet de rĂ©duire un peu ces artefacts de flou cinĂ©tique mais la meilleure maniĂšre de s’affranchir de ces effets de ‘bougé’ consiste Ă  effectuer une acquisition ‘temps rĂ©el’ (au milieu) ou snapshot (inversion-rĂ©cupĂ©ration PSIR obtenu sur un seul battement cardiaque, ici Ă  droite) pour figer le mouvement – au prix toutefois d’une nette rĂ©duction de la rĂ©solution spatiale



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